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Mot de la Présidente : Engagement et responsabilité syndicale

La santé pour TOUS, TOUS pour la Santé !

L’UNSSF continue ses travaux même si vous n’en voyez pas toujours les résultats immédiats.

Les négociations se poursuivent pour rénover la nomenclature, et l’avenant signé en janvier sera bien applicable en septembre, ce qui devrait donner un peu d’oxygène à nos collègues en difficulté.

Pourtant un grand nombre de sages-femmes sont inquiètes. 
Des messages de colère, ou de découragement nous parviennent régulièrement concernant la régulation des installations libérales ou le chômage des jeunes diplômés.

Deux préoccupations qui semblent se conjuguer au point que certains vont jusqu’à imaginer qu’il y aurait trop de sages-femmes alors que d’autres craignent qu’il n’y en ait pas assez pour absorber l’activité développée par le PRADO.

Qu’en est-il au juste ?

Nous sommes en pleine évolution. Repenser l’organisation des soins sur tout le territoire passe par un changement de paradigme. La toute puissance de l’hospitalo-centrisme est ébranlée pour des raisons qui n’échappent à personne.

L’hôpital en faillite financière n’a plus les moyens d’embaucher du personnel. La politique de suppression de poste ou de non renouvellement d’un fonctionnaire sur 2 concerne aussi les sages-femmes. Cette situation est à l’origine du nombre important de sages-femmes au chômage.

Pour toutes celles et ceux qui n’envisageaient leur avenir que dans un salariat sécurisé par un salaire et des horaires fixés, l’avenir peut sembler sombre et décourageant.

Pour ceux et celles qui pensaient se tourner vers une installation en libéral, la régulation des installations leur fait peur. L’idée de l’installation « où je veux pour faire ce que je veux » n’est plus d’actualité.

L’actualité serait de confier le soin de 1er recours aux professionnels de ville, inversion de tendance qui ne donnerait plus la prévalence à l’hospitalo-centrisme.

Pour cela il va falloir s’organiser, il va falloir apprendre à travailler ensemble.

Si la sage-femme comme elle le revendique est bien la spécialiste de la maternité « bien portante ». Si la sage-femme prend son rôle dans toute sa dimension d’acteur de prévention, de promoteur de la santé primaire, le travail ne va pas manquer, nous ne sommes pas assez nombreux.

S’organiser c’est devenir accessible auprès de toute la population afin d’offrir un accès de proximité.

C’est s’engager à ouvrir notre champ d’activité à tous les actes dont notre formation nous a donné la compétence.

C’est travailler sur le terrain avec les autres acteurs du 1er recours, tout particulièrement les médecins généralistes, les biologistes, les pharmaciens, les kinésithérapeutes, etc…

Du côté des médecins les mêmes questions sont posées et notamment celle d’un devoir de « service public » dont chaque professionnel devrait se sentir investi.

Pour remplir  cette « mission », la régulation sur le territoire est indispensable. Elle doit permettre à tout le monde de vivre sans qu’une concurrence acharnée vienne pourrir des relations qui doivent nous le souhaitons rester confraternelles.

L’UNSSF s’inscrit depuis toujours dans la promotion d’une sage-femme de terrain au service de la prévention.
C’est nous qui avons proposé les premiers l’entretien précoce avec une sage-femme en 1998. 
C’est nous qui depuis aussi longtemps proposons une prise en charge globale de la maternité « bien  portante ».
Nous encore qui proposons une expérimentation de l’accouchement à domicile, organisée et évaluée.

De même que l’organisation des soins doit s’imaginer multiple pour répondre aux différents besoins de santé, de même l’action syndicale ne peut se limiter à des revendications. Pour prendre la place qui est la nôtre, nous devons participer à l’invention d’une politique de santé plus efficiente.

C’est ce qui donne vitalité et sens à notre action.

J.Lavillonnière
Juin 2012

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